Des termes à définir

    Avant tout, il est nécessaire , comme dans « De la Guerre » de Clausewitz, de définir certains termes, afin que la lecture du profane soit facilitée. Et cela ne peut pas faire de mal au tacticien accompli.

     La guerre: Il est important que l’on fixe une définition de la guerre pour que le lecteur en ai une idée concrète. La guerre, selon Clausewitz, n’est rien d’autre qu’un combat singulier à grande échelle. Le but premier de la guerre est, au minimum, de neutraliser l’adversaire, et au mieux de le terrasser, et ceci par la violence physique. La violence doit n’être considérée que comme un moyen, afin d’imposer à l’ennemi notre volonté, ce qui est notre fin. Le hasard (ou brouillard de guerre) est un des ses éléments indissociables. « Elle n’est que la simple continuation de la politique par d’autres moyens » (De la guerre, Clausewitz).  

     Nous verrons souvent que la guerre est en équilibre entre deux concepts: celui de l’art, et celui de la science. On comprendra vite qu’il est préférable de la qualifier d’art, « avec tout ce que la notion comporte d’obligation de créativité »; même si elle a l’avantage majeur de pouvoir être « théorisée et enseignée » (Tactique théorique, Général Yakovleff), ce qui relève de la science.

Stratégie: Selon Jomini, la stratégie est l’une des cinq branches qui composent l’art de la guerre. Elle représente « l’art de bien diriger les masses sur le théâtre de la guerre, soit pour l’invasion d’un pays, soit pour la défense du sien » ( Précis de l’art de la guerre, Jomini). Son but est donc de gagner la guerre, ce qui la distingue de la tactique, dont le but est moindre. Elle englobe la gestion de tout le théâtre de la guerre et toute la durée du conflit.

Tactique: La tactique ne concerne que la gestion de la bataille. C’est l’art de décider et d’appliquer des manoeuvres sur le champ de bataille, dans le but d’obtenir le maximum de résultats et d’efficacité. Son but est de planifier les engagements qui détruiront ou qui feront battre en retraite l’ennemi.

Offensive:  Elle « s’inscrit dans une dynamique générale de mouvement vers l’avant » (Tactique générale,Armée de terre), dont  la vigueur, la vitesse et la force de percussion peut varier. Sa fin est la destruction ou la neutralisation du dispositif défensif de l’ennemi. La défense est un concept inhérent a l’offensive: un général victorieux se surprendra parfois à pousser l’offensive plus loin qu’il ne l’avait prévu, suite à une prise d’initiative; il arrive qu’au contraire qu’il voit son assaut rapidement repoussé. C’est dans ce genre de cas que l’offensive se mue tout naturellement en défensive.

Défensive:Ce qui distingue le plus l’attaque de la défense est sans aucun doute la notion d’attente. Quand on défend, on attend que l’ennemi passe à l’acte sur nos positions. Le défenseur renonce à l’initiative quand il se met en position défensive, il lui faudra l’acquérir au combat, la reprendre a l’ennemi. Au cours d’une campagne défensive, on agit offensivement, par l’intermédiaire de contre-attaques dès que l’on a obtenu la supériorité numérique ou repris l’initiative. L’idée même d’une défense absolue est totalement stérile et contraire à l’idée même de la guerre, cette dernière nécessitant au moins deux protagonistes.

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